Prodiris, www.prodiris.fr
Telespazio France, www.telespazio.com
SeD Logistique, www.sedlogistique.fr
Mairie de Toulouse, www.toulouse.fr
Spot Image, www.spotimage.fr
Le Cherche Midi Éditeur, www.cherche-midi.com
La Société de Géographie de Paris, www.socgeo.org
La campagne Inkari 2010 est enfin lancée ! Comme en 2009, grâce au système Inmarsat et à la balise de géo-localisation Spot Televizio, de la société Telespazio France, suivez au jour le jour les avancées de l’expédition avec l’interface de Google Maps.
Après une année 2009 exceptionnelle, à l’issue de laquelle Thierry Jamin et l’équipe d’Inkari ont pu officialiser à Cusco, le 11 février dernier, la découverte d’une dizaine de sites archéologiques extraordinaires d’origine inca et pré inca, nos explorateurs repartent sur les traces de la ville perdue des Incas. Ils sont plus que jamais convaincus de s’approcher de leur but.
Que leur réserve cette campagne 2010 ? De l’aveu de Thierry, elle promet quelques surprises et peut-être aussi de grandes avancées sur l’histoire oubliée des Incas en forêt amazonienne.
Soyez les premiers à découvrir les résultats de l’expédition « Inkari 2010 » en suivant sur ce Blog, au jour le jour, les progressions de Thierry Jamin et de son groupe...
Cusco,
dimanche 25 juillet 2010
Chers Internautes & Amis,
Nous voici de retour de notre deuxième expédition dans la vallée de Lacco, sur les traces de sites archéologiques jusqu’alors inconnus, dont nous parlaient certains habitants depuis quelques mois. Nous n’avons pas été déçus !

Ces douze jours d’expédition nous ont en effet permis de confirmer l’existence de plusieurs sites d’origine incas, dont certains magnifiques : Quellomayo Grande, Apucatina, Hatun Monte, Incaraccay, Cochapata, etc. Nous sommes également retournés dans la cité de Llactapata, celle que nous avions visité pour la première fois en mai 2009. Une partie de notre groupe, comme vous l’a déjà rapporté notre camarade Loïc, a pu mettre à jour la présence d’édifices imposants dans les hauteurs de cette petite Pompéi inca.

Je ne saurais vous décrire l’émerveillement et l’émotion qui furent les nôtres lorsque nous avons pénétré pour la première fois dans les édifices et sur les esplanades d’Apucatina. Je ne saurais vous décrire non plus quel fut notre étonnement en découvrant l’ampleur et la beauté des ruines d’Hatun Monte. Quels secrets se cachent encore dans les ruines de Cochapata, construites autour d’une lagune ?

Alors qu’il y a à peine un an le nom même de Lacco était encore inconnu, nous prenons conscience aujourd’hui de l’incroyable richesse archéologique de cette nouvelle vallée sacrée des Incas. Nous découvrons des cités perdues partout où nous allons ! De quelle grande ville inca dépendait ce réseau de citadelles, de terrasses de culture ou de nécropoles ?
Nous devons à présent officialiser au plus tôt, auprès de l’INC, l’existence de tous les sites découverts par notre équipe depuis 2009 à Lacco, Chunchusmayo et Mameria. C’est ma tâche des jours à venir. Nous devons en effet remettre à l’Institut National de Culture notre Rapport Final concernant nos investigations dans ces trois régions, ainsi que la totalité du matériel archéologique que nous avons ramené de nos expéditions successives.

Ce n’est qu’alors que nous pourrons présenter un nouveau projet de recherche, concernant notre prochaine expédition dans une zone au nord-ouest pour laquelle nous avons recueilli depuis plusieurs mois de très importantes informations susceptibles de répondre de manière définitive au mystère de la ville perdue des Incas.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des avancées de la préparation de cette troisième expédition.

Je remercie encore chaleureusement tous ceux grâce à qui ces recherches sont rendues possibles : Christophe Dubois, Président du groupe SeD Logistique, Denis Lefèvre, Directeur Général & Dominique Lizé Responsable de l’Agence de Nantes ; Mario Martinez ; Pierre Cohen, Maire de Toulouse, Catherine Guien et Daniel Borderie, à la Municipalité de Toulouse ; Rémi Alquier et Valérie de Tur, de Telespazio France ; Alain Bonnet, Responsable de l’Agence de Communication Prodiris ; Philippe Héraclès, au Cherche Midi Éditeur ; Isabelle Guidolin et Anne-Marie Bernard, chez Spot Image. Un grand merci aussi à Fabienne Reschly et Christian Fardou, pour leur aide constante.
Du coeur des Andes, je vous dis à tous, À Très Bientôt !
Bien Amicalement À Vous,

Nous avons rejoint la maison de Doris et Julio depuis vendredi après-midi. Une méchante pluie accompagnée d'une féroce brume si caractéristique de la région nous ont immobilisé une journée entière.
José, resté en retrait près de Llactapata dans l'attente de mules pour ramener le matériel n'a pas eu plus de chances car les mules promises par un des habitants n'arrivèrent jamais, la pluie par contre si. Nous envoyâmes finalement Mauro, un de nos porteurs accompagnés de 3 mules, au secours de José qui rejoint notre groupe hier dans la mâtinée.

Entre temps le soleil avait réussi à percer la brume ce qui nous permit de partir immédiatement terminer l'exploration de Rimac Pampa en compagnie de notre guide Julio.
Très peu de nouveautés rencontrées dans ce secteur qui nous paraissait pourtant prometteur. On se retrouva finalement à user sévèrement de la machette dans une végétation dense et accidentée, dénichant toutefois par ci par là de petites habitations et des murs dans un fort état de détérioration.

La découverte du site d'Apu Catina dans l'après midi n'en fut que plus jouissive. Perché à 2500 m sur de la "pampa" c'est à dire une surface plane type grand balcon, ce site composé d'une vingtaine d'édifices détectés sur 1 hectare (potentiellement 40 selon Julio) avec une caractéristique très originale: la majorité des édifices avaient des coins "arrondis" frisant l'ovale voir circulaire. Un superbe mirador surplombait la vallée de Lacco, offrant une vue se perdant jusqu'à la vallée de Paucartambo.
C'est l'heure du petit déjeuner ; au menu spaghettis sauce tomate au thon, café au lait. Il faut bien ça pour attaquer cette journée dédiée à l'exploration des hauteurs de Juy Huay situé sur le chemin du retour.
En divisant l'équipe en deux petits groupes, Thierry a pu compléter l'exploration de Llactapata tandis que j'accompagnais Hermo avec Edouard et Americano, habitant du coin qui nous guida à travers sa propriété dans les hauteurs de Llactapata.

Les premières découvertes furent modestes, des terrasses par ci, une petite tombe par là et quelques habitations. Hermo consigna toutes ces données sur son carnet en précisant les dimensions, la position GPS, la largeur des murs, le niveau de destruction, le type d'architecture, la présence de niches.
Americano nous demanda de presser un peu le pas, insistant sur le fait qu'ils y avaient des choses beaucoup plus intéressantes plus haut.. Après une demi heure à faire virevolter gaiement la machette et à crapahuter à quatre pattes en ce qui me concerne, un colossal édifice inca se dressa devant nous.

C'est la première fois que j'observais un bâtiment de type pirca conservé à 80% , avec ses 4 murs frisant les 2m50 et 80 cm d'épaisseur, 10 niches trapézoïdales dont une niche centrale de 65 cm de haut sur 50 cm de profondeur, 3 portes de 1m65 , presque 23 m de long sur 8 m de large. Peut être un quartier militaire selon Hermo? Ensuite tout se succéda très rapidement, sur le bord de cette tranche de montagne délimitée de chaque coté par 2 petits canyons,
Americano nous indiqua la présence d'une tombe intacte en forme de champignon, identique à celles que Thierry a pu découvrir à Puccro en 2009. Alors que le toit de la plupart des tombes s'écroulent, celle ci a gardé sa forme originelle grâce à la présence de mousse qui a joué le rôle de mortier. Plus de momies à l'intérieur évidemment mais une bonne demi douzaine de chauves souris !

Comme d'habitude, les morts bénéficiaient des meilleurs expositions avec de magnifiques vues sur les montagnes d'en face et sur la vallée. Nous poursuivîmes l'exploration en trouvant sur notre chemin de nombreux bâtiments situés à intervalles réguliers avec des caractéristiques originales: des niches à différentes hauteurs et de différentes tailles sur un même mur, des subdivisions au sein d'un même édifice, un mur doublé d'un autre mur...
La nature rajoutait son grain de sel, avec la présence de champignons bleu azur ou vert fluo. En tout nous avons recensé une quinzaine d'édifices situés à 1km au dessus de Llactapata. Alors que Llactapata en compte 150, ce qui frappa ici, c'est que ceux situés dans les hauteurs étaient tous de taille imposante.

Notre objectif était de rejoindre le sommet de la montagne mais il nous aurait fallu 3 heures de plus or une belle pluie nous surprit en fin d'après-midi. Nous restons en contact avec Americano qui nous informera de la présence de sites situés encore plus haut.
Loïc Devaux
Nous sommes depuis dimanche soir de retour dans la vallée de Lacco, après un voyage de 8 heures de Cusco jusqu'à la "Punta Carretera" c'est à dire le point le plus avancé de la route en construction à Lacco. C'est Herbert Cartagena qui pilota cette fois ci le 4x4 ornementé de magnifiques blasons Inkari-SED Logistique et chargé à bloc de vivres, matériels et de ses 8 passagers !
Les 2 jours suivants furent dédiés à l'approche de Llactapata ("village dans la montagne", ce terme désigne au moins 3 lieux distincts dans la vallée).
Sur le chemin nous passâmes une nuit dans la maison de Julio qui nous avait déjà aidé à localiser lors de la première expédition des pétroglyphes ainsi qu'une tombe souterraine sur le site de "Rimac Pampa" (la montagne qui parle) dont nous allons prochainement compléter l'exploration.

L'hospitalité des gens de Lacco n'a une fois de plus pas failli à la règle et nous avons pu installer un petit camp de base dans le domaine de Don Donati, disposant ainsi d'eau et situé à peine 20 minutes de Lacctapata.
Cette seconde phase d'opération est résolument tournée vers l'exploration des hauteurs de Lacco avec en perspective l'examen d'un chemin inca situé sur la crête. Que trouverons nous sur son parcours ?

Pour l'instant les premières recherche du 14 juillet nous ont permis de découvrir un imposant Tambo (relais inca) offrant des deux cotés une vue impressionnante sur le rio Mapacho.
Autour du tambo de nombreuses habitations, 28 selon le propriétaire, malheureusement fortement abîmées. Nous avons décidé de ne pas retirer la végétation qui constitue finalement la meilleure protection pour les ruines avant une potentielle intervention de l'INC pour sa restauration.

Sur le site, aujourd'hui couvert de bananiers et de plantations de cafés, nous avons trouvé également des pierres sculptés dont le rôle difficile à certifier devaient être cérémoniel.

Le retour au camp de base fut agrémenté d'une bonne surprise, la découverte d'imposantes terrasses (andenes) de 70 m haute de plus de 2m sur certains endroits avec la présence de tombes et de 2 maisons.
Ce matin, la brume est présente à nouveau, ce qui est toujours une bonne nouvelle pour l'ascension car elle nous protège des implacables rayons de soleil... en route donc !

L'équipe d'Inkari 2010 est occupée par les derniers préparatifs. Le départ est prévu pour dimanche 11 juillet à 8 heures de Cusco et c'est Herbet Cartagena qui conduira le 4x4.
Direction la Vallée de Lacco.

Chers Internautes & Amis,
Çà y est, çà redémarre ! Après une courte pause, depuis le retour de notre équipe à Cusco, la campagne Inkari 2010 repart de nouveau à l’assaut des forêts et des cordillères, en direction de cette vallée de Lacco, si pleine de mystères.

Lors de notre dernier passage dans la région, au mois de juin dernier, plusieurs habitants nous ont encore signalé la présence de nombreux sites archéologiques importants. C’est vraiment incroyable ! Cette vallée qui paraissait vide de tout índice archéologique, il y a un peu plus d’un an, se révèle aujourd’hui d’une richesse exceptionnelle !
De quelle cité inca importante, toujours inconnue de l’archéologie moderne, dépendaient ces sites et ces chemins de pierre oubliés des hommes ?
Le départ de notre équipe est prévu pour dimanche prochain, 11 juillet.
Cette expédition devrait durer deux semaines, au terme desquelles nous devrions avoir une idée assez précise du rôle de la vallée de Lacco, comme zone de contact, entre la région de Cusco et celle du Granpaititi.
Plus nous progressons dans cette region mal connue du Pérou et plus nous avons la sensation de nous approcher inexorablement de notre objectif principal. Nous préparons d’ailleurs déjà l’expédition du mois d’août, qui sera la plus importante de cette campagne 2010. Elle promet de grandes nouveautés. Mais je vous en reparlerai...
En attendant, je vous donne rendez-vous dans quelques jours, en direct de Lacco, via le Blog d’Inkari 2010. On vous fera découvrir, avant tout le monde, les merveilles de ces sites encore inconnus…
À Très Bientôt !
